Das Lichtspiel als Kunstform - Extrait

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La même année, Georg Otto Stindt consacre quelques pages de Das Lichtspiel als Kunstform à la question du rythme (Rhythmus). Il note avec précision la durée des plans (qu’il appelle Szenen) dans la description de plusieurs exemples, sans toutefois employer un terme technique pour le phénomène qu’il étudie. Une traduction du texte est accessible dans la base de donnée.
Note
Traduction française du texte
De manière générale, un plan peut durer entre une et six secondes, mais – toujours comme le veut la « loi de l’équilibre » – il peut aussi être plus court ou plus long.
Les recherches que j’ai menées depuis plusieurs années ont révélé quelques découvertes qui permettent de mieux comprendre ceci.
Il est évident que le rythme qu’ont les moments dramatiques et celui qu’ont les combats ou les poursuites se trouvent à des pôles opposés.
Par exemple, au début du film de [Joe] May Die Schuld der Lavinia Morland [The Wife Trap, 1922], des messagers livrent les dernières dépêches des bureaux du journal. Le rythme de la scène ressemble à ceci : 4-3-5-2-2-3-8-3- etc. Les chiffre en en gras représentent donc des plans qui durent 4 et 8 secondes. Le rythme de la scène de poursuite dans The Sheik de George Melford [Le Cheik, 1921] est quant à lui de 3-3-2-3-1-3-3-4-4- etc. Celui de la tempête nocturne qui s’abat sur Jackie [Cooper] dans Circus Days d’Edward Cline [L’enfant du cirque, 1923] est de 2-2-3-4-1-3-1-2-2-4-3- etc. Et celui de l’incendie nocturne qui ravage un cirque dans le Souls for Sale de Rupert Hughes [Âmes à vendre, 1923] est 1-4-2-1-1-2-1-2-5-1-2-1-3- etc., un rythme effréné, vraiment époustoufflant pour le spectateur.
Citation bibliographique
Stindt, Georg Otto. Das Lichtspiel als Kunstform. Oldenburg : Stalling, 1924. 85.
