Pratiques sportives - Texte 3

L’utilisation du corps comme outil de manipulation de la caméra n’est pas chose nouvelle (voir les parcours La machine Bolex : les horizons amateurs du cinéma, Cinéma direct : la période expérimentale et L’innovation technique de l’argentique au numérique : le cas de la société Aaton), mais le cas du skate nous confronte à des besoins techniques distincts de ceux du cinéma où sont préférés la visée réflex, l’appui sur l’épaule, le fonctionnement autosilencieux, parmi d’autres caractéristiques. Dans le cas de la Sony DCR-VX1000, prisée par les vidéographes de skate, ce sont sa poignée supérieure et la possibilité d’y attacher un grand-angle qui se démarquent. La poignée placée au-dessus de l’appareil se distingue de la poignée-pistolet de la Bolex H16 ou de la Bolex 150. Elle permet au filmeur de tenir la caméra à bout de bras, plus près du sol. L’attachement grand-angulaire, lui, permet de faciliter le cadrage en capturant une vue beaucoup plus large, ce qui compense l’impossibilité de regarder à travers le viseur lors de la prise de vues. La focale plus large permet également de cadrer le sujet dans toute sa hauteur depuis un angle en contre-plongée, ainsi que de réagir plus rapidement aux déplacements du sujet qu’on suit généralement de très près lors de la prise de vues. Par ailleurs, la posture typique du planchiste-filmeur est d’être accroupi sur sa propre planche à roulettes, portant sa caméra au bout de ses bras alors qu’il suit l’athlète vedette.

Type de document (média)

Texte nativement numérique

Créateur

Bédard, Philippe

Éditeur

TECHNÈS

Date de diffusion

2020

Langue

fr

Format

text/html

Droits

© TECHNÈS, 2020. Certains droits réservés.

Licence

Identifiant

ark:/17444/875556/3486

Date de modification de la fiche

2021-10-31
2022-02-15

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