Le montage virtuel - Texte 2
Horner a donc moins de temps que prévu pour composer la partition commandée par Cameron et de nombreuses séquences seront écrites la veille de leur enregistrement. Par ailleurs, parallèlement aux sessions d’enregistrement, le film continue d’évoluer, de sorte qu’une bonne partie de ces enregistrements ne convient plus. La partition doit donc être revue en profondeur pour coïncider avec le montage final de la version du film prévue pour la sortie en salles. En tout, elle subira près de 200 changements[3] et aucun des 19 cues originaux ne demeura intact[4]. Certains seront remplacés par ceux que Jerry Goldsmith avait écrits pour Alien (Ridley Scott, 1979) ou par des titres sous licence. D’autres seront plus épargnés, mais des portions entières seront éliminées, passées en boucle pour en modifier la durée, ou carrément remplacées par des extraits d’autres cues. Si ce film a valu à Horner une nomination aux Oscars, il a aussi ruiné ses relations avec Cameron, au point que les deux artistes mettront plus de dix ans avant de retravailler ensemble, sur la réalisation de Titanic en 1997.
