Le banc-titre - Texte 4
Il n’est guère surprenant, au vu de ces observations, de constater qu’en dépit d’un désir de gémellité bien souvent affirmé à partir des années 1920-1930 entre dessin animé et prises de vues réelles (notamment par l’entremise de Walt Disney), ce dispositif vertical ait été conservé, en dépit de sa différence avec la captation cinématographique traditionnelle. Seul un animateur comme Max Fleischer propose dans les années 1920 des dispositifs « non-verticaux », comme sa variation autour du Rotographe. Conserver la logique verticale, c’est s’assurer de la praticité de la prise de vue, de la rationalisation des gestes et de l’optimisation du travail, ce qui s’observe à partir d’innovations techniques reposant sur ce principe de base. Parmi elles, citons la caméra multiplane des studios Disney, permettant, par une superposition de plaques transparentes sous la caméra, de produire un « feuilleté de décor », composé de plusieurs strates de dessins.
