Der Sichtbare Mensch - Extrait

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Description
Balázs avait déjà traité dès 1924 de la capacité de l’agencement des plans à produire des effets de sens ou des réponses affectives : dans Der sichtbare Mensch (L’homme visible, 1924), pour désigner la suite des plans dans un film et les effets qui en résultent, il emploie le terme de Bilderführung (l’« enchaînement des images » ou, littéralement, la constitution d’un « tracé d’images »). Une traduction du texte est accessible dans la base de données.
Note
Une version haute qualité de ce média est accessible sur Internet Archive.
Traduction française du texte
L'enchaînement des images
L'enchaînement des images, c'est la façon dont est menée leur succession et leur rythme, ce qui correspond en littérature au style. De même qu’une histoire peut être racontée de bien des manières différentes et que l'effet produit dépend au fond de la charge signifiante et du rythme des phrases, de même au cinéma c'est la manière dont les images s'enchainent qui donne au film son mouvement. C'est ainsi que leur succession tantôt s’écoule en un large flot paisible, comparable à celui des hexamètres d'une épopée antique, tantôt, haletante comme une ballade, jette des éclairs pour s’éteindre aussitôt ou se dresser en pics dramatiques, ou bien encore se faire fantasque et pétillante. La conduite de ce flux, c'est le souffle vivant du film, et tout en dépend.
Balázs, Béla. L’homme visible et l'esprit du cinéma. Traduit par Claude Maillard. Belval : Circé, 2010.
Citation bibliographique
Balázs, Béla. Der sichtbare Mensch (L’homme visible). Vienne : Deutsch-Österreichischer Verlag, 1924. 123.
