Le système Bolex - Texte 8

Au tournant des années 1960, le cinéma amateur entre de plain-pied dans l’ère de « l’automaticité ». Fondée sur une politique de qualité exigeant de longues périodes de développement, la société Paillard s’en trouve déstabilisée. L’introduction de caméras dotées d’un système de réglage automatique du diaphragme met en relief son retard en matière d’électronique. Ce décalage est aussi accentué par l’abandon définitif, en 1952, des recherches menées dans le secteur de la télévision. En s’empressant d’ajouter un posemètre à cellule sur sa caméra B8L, Bolex entre un peu contre son gré dans une arène dominée par les principes d’obsolescence programmée, d’innovation intempestive et de baisse des coûts.

En 1963, avec la série Zoom Reflex Automatic, Bolex fait véritablement le saut dans l’automatisation. Les boîtiers H et L sont abandonnés pour ces caméras d’une nouvelle conception et équipées d’un « œil électronique », d’une visée reflex et d’une poignée de déclenchement. Mais Paillard est à nouveau pris de vitesse lorsque Kodak introduit le format Super 8 en 1965, un système de cartouche qui facilite grandement le chargement de la pellicule et contribue au boom du cinéma amateur[5].

Type de document (média)

Texte nativement numérique

Éditeur

TECHNÈS

Date de diffusion

2020

Langue

fr

Format

text/html

Droits

© TECHNÈS, 2020. Certains droits réservés.

Licence

Identifiant

ark:/17444/75583p/2384

Date de modification de la fiche

2020-08-20
2022-09-02

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