Le cinéma sonore - Texte 4

Les représentants de Mitchell sont néanmoins les premiers à admettre que la NC n'est « d’aucune façon la caméra 100 % silencieuse dont nous rêvons tous[6] ». Les opérateurs doivent donc le plus souvent recouvrir leur appareil de couvertures épaisses – la couette (quilt) décrite par Isherwood – ou encore de caissons certes plus compacts que les cabines des débuts du parlant, mais toujours lourds et encombrants. L’usage de ces caissons surnommés « blimps » ou « bungalows » est aussi ancien que le cinéma parlant. La lecture des périodiques destinés aux techniciens de cinéma révèle en effet que caméramans, techniciens et ingénieurs rivalisent d’ingéniosité dans la conception de ces dispositifs dès les premières expériences de tournage avec son synchrone. Ces blimps et bungalows demeurent toutefois lourds (jusqu’à 150 kg[7]) et volumineux. Les opérateurs peinent donc toujours à rendre leurs appareils à nouveau mobiles.

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ark:/17444/752420/3935

Date de modification de la fiche

2022-03-11

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