Le cinéma sonore - Texte 3

Les magasins de 1000 pi succèdent par ailleurs à ceux de 400 pi comme équipement standard des caméras Mitchell[4]. Cette plus grande capacité permet de réduire la fréquence des changements de magasin – un avantage non négligeable lorsque la caméra est enfermée dans un blimp. On peut également supposer que les magasins plus volumineux s’accordent mieux avec l’augmentation de la durée moyenne des plans après l’arrivée du parlant. Non que chacune des prises dure maintenant assez longtemps pour utiliser la totalité des onze minutes de pellicule du magasin – loin de là –, mais les situations où le magasin doit être changé parce que ne contenant plus assez de pellicule pour la prochaine prise sont certainement dès lors moins fréquentes.

La compagnie Mitchell présente en 1931 les premiers exemplaires de sa nouvelle caméra conçue spécifiquement pour le cinéma parlant. Fruit de plus de trois ans de recherche et d’expérience de terrain, la nouvelle Mitchell intègre deux importantes nouveautés : un mécanisme passablement simplifié et un boîtier isolé (par l’ajout de couches de liège, notamment) aidant à étouffer le bruit produit par le mécanisme. Un moteur électrique plus silencieux sera par ailleurs ajouté au courant de l’année 1932. Mitchell met d’abord sur le marché une version conçue pour le travail en studio et ne comportant pas de tourelle. Celle-ci sera suivie quelques mois plus tard par une version équipée d’une tourelle de quatre objectifs destinée aux opérateurs d’actualités. Les studios et les opérateurs de prises de vues se spécialisant dans le tournage de films de fiction déjoueront toutefois les attentes de Mitchell en choisissant pour la plupart de s’équiper de cette version bientôt connue sous le nom de Mitchell NC (News Camera)[5].

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Date de modification de la fiche

2022-03-11

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