Habitat Diorama, en/un film - Texte 11

Un échange entre James L. Clark et Carl Akeley va dans ce sens, rappelé par Clark dans un ouvrage biographique au sujet d’Akeley :

« Vous savez », dit Carl alors qu’il tournait cette scène, « nous n’avons plus à rechercher un arrière-plan ou un décor pour le groupe de gorilles. C’est parfait comme ça. » […] À ce moment-là, Carl sentit, et ce sentiment grandirait par la suite, que cette matinée était le point culminant de son expérience en Afrique. Il se tenait là, à filmer le plus beau paysage au monde à l’aide d’une caméra qu’il avait spécialement inventée pour conserver un souvenir de ce continent qu’il aimait tant. À ses pieds reposait un des prix d’une expédition grâce à laquelle, il en était certain, son rêve d’une salle d’exposition réservée à l’Afrique se réaliserait. Il était plein d’espoir. Cette salle dédiée à l’Afrique verrait le jour. Tous les visiteurs de musée pourraient enfin contempler cette scène. Un jour[3].

Le projet taxidermique d'Akeley est à l’image de son projet de création de caméra. Dans un article de 1921 du Natural History, Dorothy S. Greene[4] explique que l’expédition de Akeley débutant la même année, et ayant pour sujet d’étude les gorilles, est d’une extrême importance à cause du fort risque d’extinction du taxon. Il faut collecter des spécimens, les étudier et les exposer dans des dioramas d’habitat avant que les individus ne disparaissent totalement. Greene justifie la création et l’utilisation de la caméra Akeley dans l’expédition par les informations supplémentaires qu’elle permettra d’enregistrer, bénéfiques pour ce projet de connaissance de la faune et des peuples d’Afrique.

Type de document (média)

Texte nativement numérique

Éditeur

TECHNÈS

Date de diffusion

2023

Langue

fr

Format

text/html

Droits

© TECHNÈS, 2023. Certains droits réservés.

Licence

Identifiant

ark:/17444/74218z/6130

Date de modification de la fiche

2023-06-22

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