Le Kinetoscope Parlor - Texte 2
Le brevet déposé le 24 août 1891 (U.S.P. N° 403 536, « Apparatus for exhibiting phonographs of moving objects ») prévoyait de combiner le kinétographe avec le phonographe. Finalement, ce n’est qu’en 1894 qu’Edison fabrique et commercialise[5] un appareil équipé du phonographe et rebaptisé Kinetoscope. Le phonographe logé à l'intérieur du kinétophone est relié par des courroies en cuir au moteur électrique qui actionne le mécanisme du défilement en continu du film 35 mm. Edison livre dans le commerce des cylindres destinés à accompagner de musique[6] chaque pellicule et réalise ainsi l’un des tout premiers appareils qu’Erkki Huhtamo place dans la série des « peep media[7] ». En effet, le Kinetoscope donnait à voir des images animées à travers une lucarne et à entendre de la musique par le biais d’auriculaires. C’est par l’expression « Kinetoscope and Phonograph combined » que ce nouveau spectacle mi-intime mi-public est désigné. Ni dans le texte du brevet ni dans la presse, le terme « synchronisme » n’est employé.
