Le Kinetoscope Parlor - Texte 1

Edison imagine tout d’abord, dans le premier caveat du 8 octobre 1888, une sorte de phonographe optique où l’habituel cylindre du phonographe, recouvert cette fois d’une couche sensibilisée, devait permettre d’obtenir des photographies microscopiques à agrandir lors de la vision, tandis que le son était assuré par un deuxième cylindre[1]. Après de nombreux essais, Edison conclut qu’il « fallait chercher ailleurs[2] » et abandonne définitivement le projet du phonographe optique. La même année, il dépose un caveat (le 2 novembre 1889) décrivant le film :

une pellicule sensible à la forme d’une longue bande qui se déroule d’une bobine à l’autre en passant devant une ouverture carrée. La bande porte de chaque côté une rangée de trous situés exactement les uns en face des autres [3].

C’est grâce à ses connaissances en matière de télégraphie qu’Edison a eu l’idée des perforations : il s’inspire en effet directement du télégraphe automatique inventé par Wheatstone en 1859[4] et entreprend alors de nouvelles expérimentations avec cette fois-ci une bande de celluloïd perforée. Comme Étienne-Jules Marey avec sa caméra à bande mobile (1888), il envisage un appareil à bande pelliculaire sensible, mais avec la différence fondamentale que son support est perforé des deux côtés et entraîné par une roue dentée. Il donne à cet appareil le nom de kinetograph pour la caméra et de kinetoscope pour le visionnement.

Type de document (média)

Texte nativement numérique

Créateur

Éditeur

TECHNÈS

Date de diffusion

2022

Langue

fr

Format

text/html

Droits

© TECHNÈS, 2022. Certains droits réservés.

Licence

Identifiant

ark:/17444/69429f/3787

Date de modification de la fiche

2022-10-11

Se conforme aux schémas

Est un média associé au contenu

Export