Renouvellement des éléments par la perception spectatorielle - Texte 3

Toujours chez Kurosawa, mais dans un registre extrêmement différent, le montage de l’ouverture de Ran (乱, 1985) impose un tempo bien supérieur à celui de la musique et à celui des mouvements des archers montés, statiques et attentifs. La musique induit déjà l’inquiétude, celle d’un mauvais présage contrastant avec la beauté picturale de ces cavaliers immobiles au sommet des collines verdoyantes. L’attente devient surveillance; la contemplation, anxiété. À cette dernière s’ajoute le caractère nerveux et précipité des coupes qui nous propulse d’un bout à l’autre du relief escarpé, aux perspectives de plus en plus fermées et menaçantes.

Type de document (média)

Texte nativement numérique

Créateur

Éditeur

TECHNÈS

Date de diffusion

2024

Langue

fr

Format

text/html

Droits

© TECHNÈS, 2024. Certains droits réservés.

Licence

Identifiant

ark:/17444/666954/6310

Date de modification de la fiche

2024-07-24

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