Les haut-parleurs et l’immersion numérique - Texte 2

Une immersion bien plus efficace est proposée dans les salles Cinérama. Sept pistes sonores permettent de faire vivre au public les déplacements des véhicules, ou des chevaux, par exemple, sur écran incurvé. Sur cet écran immense, la projection se fait avec trois projecteurs 35 mm, à partir de septembre 1952. Il y avait cinq haut-parleurs derrière l’écran, et deux sur le côté et à l’arrière de la salle. Un ingénieur du son, pendant la projection, devait répartir les pistes en suivant un script précis.

Au même moment, dans quelques salles équipées, des films en 3D sont également proposés en format stéréophonique. Dès 1951, lors du Festival of Britain, le Telecinema est une salle de Londres qui propose des courts-métrages stéréoscopiques et stéréophoniques (quatre pistes magnétiques)[1]. Les effets d’immersion dans l’image doivent être couplés à une profondeur de champ sonore pendant cette période de succès de la 3D (1953-1955). Les affiches signalent cette double nouveauté technologique : stéréoscopie et stéréophonie. C’est le cas pour les films Kiss Me Kate (George Sidney, 1953), House of Wax (André de Toth, 1953), It Came from Outer Space (Jack Arnold, 1953), Inferno (Roy Ward Baker, 1953)… Au total, en 1954, un millier de salles des États-Unis furent équipées pour diffuser du son stéréo[2].

Type de document (média)

Texte nativement numérique

Créateur

Éditeur

TECHNÈS

Date de diffusion

2022

Langue

fr

Format

text/html

Droits

© TECHNÈS, 2022. Certains droits réservés.

Licence

Identifiant

ark:/17444/663519/5349

Date de modification de la fiche

2023-02-28

Se conforme aux schémas

Est un média associé au contenu

Export