Usages - Texte 2
Le discours institutionnel fait grand cas des « séances de torture » auxquelles sont soumis les appareils afin d’en contrôler la qualité d’endurance : des chambres frigorifiques ou de corrosion s’assurent en effet que les caméras Bolex résistent aussi bien au « climat polaire » qu’à la « chaleur des tropiques », qu’elles fonctionnent « de -50 à +50°[1] ». Plusieurs explorateurs et scientifiques, et non les moindres, ont l’occasion de mettre ces affirmations à l’épreuve : l’océanographe suisse Jacques Piccard, le volcanologue et documentariste d’origine polonaise Haroun Tazieff, l’ethnographe et aventurier norvégien Thor Heyerdahl, etc. Fidèle à ses origines montagnardes, la Bolex est aussi particulièrement prisée des alpinistes. Depuis l’expédition suisse dans l’Himalaya de 1939 menée par André Roch, Fritz Steuri et David Zogg, plusieurs alpinistes de renom emportent une Bolex dans leurs bagages, dont Denis Bertholet, Raymond Lambert, Mike E. B. Banks et Sir Edmund Hillary, premier à atteindre le sommet de l’Everest.
