Alexandre Desplat, un renouveau du timbre symphonique hollywoodien : des sons programmés comme mise en relief de l’orchestration à l’effet magique - Texte 5
Même quand l’hybridation est davantage perceptible, les sons programmés ou synthétiques agissent aussi comme une mise en relief de l’orchestre. Pour Valérian et la Cité des mille planètes (Luc Besson, 2017)[5], Desplat fait le choix d’utiliser les sons Arturia, évoquant les années 1970, d’un MatrixBrute, synthétiseur analogique monophonique (2016), pour conférer une valeur ajoutée à l’orchestre symphonique :
La variété de sons que donnait le Matrix me permettait à la fois de donner une rigidité à l’orchestre, une stabilité rythmique et puis une virtuosité qui est différente de la virtuosité d’un orchestre à cordes par exemple. […] Même si l’ambitus de l’orchestre est déjà énorme, en ajoutant le MatrixBrute on augmente encore l’ambitus. Et plus on a de grave, plus les aigus vont sonner[6].
