Alexandre Desplat, un renouveau du timbre symphonique hollywoodien : des sons programmés comme mise en relief de l’orchestration à l’effet magique - Texte 9

De même que des synthétiseurs marquent certaines époques — celui des années 1970 (le Mellotron et le Moog), celui des années 1980 (Vangelis et le Yamaha CS80 dans Blade Runner, Ridley Scott, 1982), ou encore les sons programmés de Remote Control depuis les années 2000 —, l’évolution de l’orchestre symphonique lui permet aussi de traverser l’histoire du cinéma des années 1930 à aujourd’hui, tout en se réinventant et en s’adaptant aux nouvelles techniques en vigueur. En proposant un renouveau du timbre symphonique, sans l’altérer outre mesure par la machine et les technologies numériques, Desplat est l’un des compositeurs emblématiques de cette posture. À l’instar d’autres symphonistes, le compositeur français utilise, pour certaines grandes productions comme The Twilight Saga: New Moon ou les derniers opus de Harry Potter (David Yates, 2010 et 2011), ce que l’on nomme le principe d’undersoundesigning[10], pratique de plus en plus répandue à Hollywood qui consiste à créer une orchestration au sein de la palette symphonique (taikos, renfort des cuivres, instruments en overdub, etc.) pouvant rivaliser avec un sound design de plus en plus performant, évitant ainsi un timbre numérique dont on n’arrive parfois plus à distinguer la frontière avec l’ambiance sonore d’un film.

Type de document (média)

Texte nativement numérique

Créateur

Éditeur

TECHNÈS

Date de diffusion

2020

Langue

fr

Format

text/html

Droits

© TECHNÈS, 2020. Certains droits réservés.

Licence

Identifiant

ark:/17444/59851f/2213

Date de modification de la fiche

2020-12-15
2022-10-17
2022-10-18

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