Caméras à l’écran, miroir de la pratique cinématographique - Texte 9

L’état des choses (Der Staten der Dinge, Wim Wenders, 1982) présente, lui, l’emploi d’une caméra Super 8 Canon AF 514 XL-S au sein du film (de science-fiction apocalyptique) dans le film, pour ce qui semble être une récolte d’indices ou une recherche de survivants. Les images de l’œuvre diégétique sont dès lors de deux natures, alternant entre celles, sépia, supposément enregistrées par la caméra professionnelle sur le plateau (une vieille Arriflex dans un caisson insonorisant) et celles produites par ce petit appareil – qui, curieusement, ressemblent plutôt à des images vidéo –, configurant une double mise en abîme. Une fois le tournage diégétique suspendu par manque de moyens, et notamment de pellicule, seule la caméra Super 8 reste active, utilisée pour glaner des images, jusqu’à la fin tragique de son opérateur qui, avant de se faire abattre par la mafia, la tient comme un revolver. Tombée à terre, elle continue de filmer, nous offrant le dernier plan du film.

Type de document (média)

Texte nativement numérique

Créateur

Éditeur

TECHNÈS

Date de diffusion

2024

Langue

fr

Format

text/html

Droits

© TECHNÈS, 2024. Certains droits réservés.

Licence

Identifiant

ark:/17444/567778/6392

Date de modification de la fiche

2024-06-27

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