Brevet et bravoures - Texte 4

La dernière amélioration notable imaginée par Akeley est le support et la tête de trépied qui accompagnent la caméra. Conçue avec un système gyroscopique, elle permet des mouvements à la fois horizontaux et verticaux, beaucoup plus fluides que les systèmes traditionnels qui étaient à manivelles[10]. Elle facilite aussi l’opération de la caméra par un seul opérateur. Davantage que les autres caractéristiques de la caméra, cette amélioration explique son succès dans l’industrie, et plus particulièrement auprès du cinéma de fiction hollywoodien. La fluidité du mouvement des panoramiques l’emporte sur la régularité de la vitesse de rotation du film, puisque la caméra est fabriquée avec une manivelle. À la suite des caméras Bell & Howell et Mitchell, qui sont déjà dotées d’un cinémoteur, des Akeley specialists allient en 1928 les qualités dynamiques de la pellicule et du trépied en attachant à la caméra un adapteur permettant d’y adjoindre un moteur externe[11]. L’attrait des explorateurs et reporters pour la caméra Akeley se justifie également par son ergonomie. Sa poignée au-dessus du corps de la caméra facilite le filmage. La taille du magasin (un chargeur intérieur de 60 m, débiteur et récepteur) permet aussi de tourner pendant environ 1 min 30 s en 35 mm. En somme, il serait possible de dire – tel que nous le proposions dans l’introduction – que c’est une caméra née pour l’aventure (fonctionnelle et ergonomique), mais aussi au capital symbolique distinctif (de forme singulière et maniable à son plein potentiel par des caméramans avertis).

Type de document (média)

Texte nativement numérique

Éditeur

TECHNÈS

Date de diffusion

2023

Langue

fr

Format

text/html

Droits

© TECHNÈS, 2023. Certains droits réservés.

Licence

Identifiant

ark:/17444/482279/6145

Date de modification de la fiche

2023-06-22

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