Les scènes phonocinématographiques, cinéphonographiques et les phonoscènes - Texte 10

Tant que l’enregistrement demeure acoustique, voire préélectrique, les sillons gravés donnent une image certes mécanique de l’onde sonore, mais celle-ci n’est pas encore une construction de la voix, une manipulation. Les médiations techniques qui vont du simple microphone au mixage sur plusieurs pistes l’éloignent de plus en plus de l’idée de restitution brute. Le signal sonore, amplifié, dilaté, coupé, superposé à d’autres sons, bref travaillé, voire transformé, n’est plus que la mise en scène de sa représentation. Une autre histoire s’amorce : celle de la piste optique dont nous allons présenter une brève archéologie. Georges Demenÿ avait résolu le problème de la photographie du mouvement des lèvres en contournant l’obstacle scientifique du synchronisme images et sons : « il ramène le temps de l’image à celui du son[8] ». Pour ce, il aligne les portraits successifs d’un homme en train de prononcer un mot, tout simplement par la visualisation du son, ce qui « figurativement » inaugure le procédé définitivement adopté dans les années trente, soit l’inscription optique et la piste sonore.

Type de document (média)

Texte nativement numérique

Créateur

Éditeur

TECHNÈS

Date de diffusion

2022

Langue

fr

Format

text/html

Droits

© TECHNÈS, 2022. Certains droits réservés.

Licence

Identifiant

ark:/17444/43779z/3803

Date de modification de la fiche

2022-10-11

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