Absence et exacerbation de l’influence musicale sur la perception du temps - Texte 1

Parfois, le réalisateur souhaite limiter le plus possible toute désynchronisation de l’attention du spectateur avec la musique. Le recours actuel aux drones pour filmer certains plans-séquences dans les films contemporains[1], par leur temps lisse, aura un effet limité, voire tout à fait neutre sur la perception temporelle du film.

Le cas de la scène des fourneaux de Blade Runner 2049 (Denis Villeneuve, 2017), dont la musique est composée par Hans Zimmer et Benjamin Wallfisch, est pertinent, car les compositeurs invoquent le glissando Shepard-Risset (procédé électro-acoustique d’illusion sonore de glissando perpétuel, dans le cas présent descendant). Sans ancrage rythmique (pas de pulsation ou de rythme, contrairement à la gamme de Shepard seule), un mouvement dépressif se dessine dans la musique qui suffit à donner de l’organicité à ce qui relève pourtant fondamentalement du statique et du temps lisse. Ce n’est qu’avec l’apport de nouveaux éléments dramaturgiques (découverte de la figurine de cheval) que la musique réendosse un rôle plus narratif.

Type de document (média)

Texte nativement numérique

Créateur

Éditeur

TECHNÈS

Date de diffusion

2024

Langue

fr

Format

text/html

Droits

© TECHNÈS, 2024. Certains droits réservés.

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Identifiant

ark:/17444/28049n/6323

Date de modification de la fiche

2024-07-24

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