Cinéma vérité et cinéma direct - Texte 7
Pour Gilles Deleuze, c’est parce qu’il substitue aux fictions dominantes la « fonction fabulatrice des pauvres » que ce cinéma peut prétendre au vrai : « Alors le cinéma peut s’appeler cinéma-vérité, d’autant plus qu’il aura détruit tout modèle du vrai pour devenir créateur, producteur de vérité : ce ne sera pas un cinéma de la vérité, mais la vérité du cinéma[9] ».
Et de fait, le cinéma direct, parce qu’il témoigne de « l’inscription vraie[10] » qu’il enregistre « l’interférence du tournage et de la réalité dans laquelle il s’inscrit[11] » et qu’il s’apparente à un dispositif épistémologique[12], questionne depuis son avènement le potentiel de vérité des images.
Type de document (média)
Texte nativement numérique
Créateur
Éditeur
TECHNÈS
Date de diffusion
2020
Langue
fr
Format
text/html
Droits
© TECHNÈS, 2020. Certains droits réservés.
Licence
Identifiant
ark:/17444/10945g/2414
Date de modification de la fiche
2020-12-15
