Le film-séquence : pour en finir avec le montage ? - Texte 2

Autrement dit, ces œuvres constituées, en apparence, d’un unique plan-séquence sont le fruit de plusieurs, voire de nombreuses prises. Toutefois, il existe aussi de plus en plus de films véritablement tournés en un plan-séquence. L’exemple le plus éloquent est sans doute L’arche russe d’Alexandre Sokourov (2002), un long-métrage composé d’un ample travelling à travers le Palais d’hiver du musée de l’Ermitage de Saint-Pétersbourg. Le film fut tourné avec la HDW-F900 de Sony — un des premiers modèles de caméras numériques haute définition — et enregistré sur un disque dur capable de stocker jusqu’à 100 minutes de vidéo. L’ironie de cet événement n’a pas échappé aux critiques : par une prouesse technique, un cinéaste russe marque la fin de l’âge d’or du montage, faisant ainsi un pied de nez à la tradition la plus influente dans toute l’histoire du montage, qui n’est autre que celle du cinéma soviétique.

Type de document (média)

Texte nativement numérique

Créateur

Éditeur

TECHNÈS

Date de diffusion

2022

Langue

fr

Format

text/html

Droits

© TECHNÈS, 2022. Certains droits réservés.

Licence

Identifiant

ark:/17444/06843t/4151

Date de modification de la fiche

2022-04-25
2022-11-28

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